Réalisations : Livres photo

Una cosa mentale

Una cosa mentale

Regina Virserius
texte de Larisa Dryansky
25 x 25 cm
128 pages
52 photographies en bichromie
Couverture réliée sur carton de 3 mm en plein papier Fedrigoni Sirio noir, vernis en réserve, sérigraphie, tranchefiles en tête et en pied.

L’atelier d’édition pour Loco
[édition, production et fabrication]

prix public : 42 €
Cet ouvrage a été tiré à très peu d’exemplaires, soit 800.
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Una cosa mentale réunit les œuvres de la série éponyme de Regina Virserius. Le livre s’ouvre sur une première partie présentant, sans autre commentaire, des chaises en noir, et se poursuit, après la rupture que représentent au centre de l’ouvrage les cahiers de textes, sur les chaises en blanc. Ces deux parties se répondent comme par projection ou équivalence. Ce sont, en quelque sorte, des variations autour de la représentation (ou de l’empreinte) d’un objet resté en dehors du livre. Une attention soutenue a été portée à la reproduction de ces œuvres souvent aux confins du noir ou du blanc et du visible. C’est pourquoi nous avons travaillé avec des bichromies et des vernis adaptés aux teintes des originaux afin de retransposer au cours de l’impression, la finesse des tirages d’exposition, souvent à la limite de la perception. La couverture du livre, reliée en plein papier de création noir, est imprimée avec des encres noires et des vernis, poursuivant le jeu sur les limites de la perception en faisant de Una cosa mentale un véritable livre objet.

« En déclarant que “la pittura è mentale”, Léonard de Vinci visait à consolider la place de la peinture parmi l’aristocratie des arts libéraux, en rupture avec la tradition artisanale. […] Sortie de son contexte, la remarque de Vinci est aujourd’hui devenue très souvent un cliché, une sorte de slogan pour des approches dites “conceptuelles” de l’art. En s’y référant à son tour, Regina Virserius a également voulu mettre en avant la dimension du concept. “Mentales”, ces chaises fantomatiques à coup sûr le sont. Se détachant à peine de l’ombre qui les entoure, ou bien, au contraire, irradiées de lumière, elles font à première vue douter de leur réalité concrète. Pourtant, un regard plus attentif révèle une matière riche et dense, proprement picturale. Dans un étonnant jeu de miroir, certains des tirages évoquent quelque chose des toiles d’inspiration photographique de Gerhard Richter. De fait, l’œil en parcourant la surface de ces superbes impressions pigmentaires ne cesse d’hésiter entre peinture et photographie. Ce va-et-vient inscrit paradoxalement les images de Regina Virserius dans la double lignée de l’abstraction et du trompe-l’œil. » Larisa Dryansky


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